J'aurais aimé la connaitre, pouvoir lui dire au moins une fois, une seule, un simple "je t'aime". J'aurais aimé la voir sourire en lui disant que je suis en train de tomber amoureuse. J'aurais aimé entendre l'éclat de son rire sous quelques rayons de soleil dans son jardin. J'aurais aimé partager cette complicité, celle que l'on a lorsqu'une génération nous sépare & que l'on a tant à partager. J'aurais aimé avoir quelques souvenirs, qui auraient été tellement tout alors qu'aujourd'hui je n'ai rien. J'aurais aimé être près d'elle aujourd'hui, déposer une lettre ou une rose là où elle repose, parce que j'ai mille choses à lui dire. Mais je cours après des années, après un temps que je n'aurais jamais. Je me dois de faire le deuil de son départ, mais aussi celui d'une part de mon enfance. Lorsque mes pensées vont vers elle, je ne suis qu'un souffle fragile, qui se perd & essaye de s'accrocher à cet amour que je ne connaitrai jamais. Pour ma plus grande douleur, qui est aussi immense que si elle venait de surgir. Alors certes les larmes coulent en écrivant ces quelques lignes, et pourtant pour elle je serai prête à tout. Elle ne sera jamais là pour le voir sur cette Terre, mais je m'accroche déséspérement au fait qu'elle n'est pas loin, malgré tout, et qu'elle pourrait être fière de moi. Ce que je suis en train d'écrire ne change rien, je le sais pertinemment, et je ne demande pas de réponse. Il n'y en a pas. Je sais juste qu'entre elle & moi, il y a cette once d'éternité que personne ne pourra jamais briser, quoiqu'il arrive.
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